Mère Saint Aloysia MILLET (1815-1909)

Informations biographiques

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  • Titre : Mère Saint Aloysia MILLET (1815-1909)
    • Description :

      Jeanne Marie Emilie Millet qui succéda à Mère de Faudoas était née à Beaurepaire en Saône-et-Loire, le 29 novembre 1815. Entrée au Noviciat le 3 mars 1833, elle prit l’habit le 22 septembre 1833 et fit profession le 8 septembre 1834 sous le nom de Sœur Saint Aloysia. Le 3 décembre 1872, elle prononça ses vœux perpétuels avec les Supérieures en Chapitre à Paris.

      Envoyée d’abord à Toulouse, puis à Sète comme Supérieure en 1854, elle revint à Toulouse comme Supérieure jusqu’à ce qu’en octobre 1872, elle soit appelée à Paris comme Conseillère-Econome générale, puis 1ère Assistante au décès de Sœur Saint Félix Pernot (1873). Le 10 novembre 1877, elle était élue 15e Supérieure Générale de l’Institut.

      Peu de renseignements, pas de nécrologie, beaucoup de lettres cependant pour parler de son Généralat.

      Le premier problème en 1878, fut celui des vœux perpétuels. Certaines Sœurs engagées dans l’Institut sous le régime des vœux simples, mais « définitifs » dans leur cœur, hésitaient à modifier leur statut. Mère Saint Aloysia les rassura en leur prêchant « la sainte liberté des enfants de Dieu ». D’ailleurs, un des traits marquants de son caractère était la patiente bonté ! Elle dut quand même faire face, en France, au délicat problème des relations enseignement-Etat. Ce fut d’abord en 1881, la nécessité de posséder un Brevet pour diriger une école primaire (si l’on n’avait pas 35 ans et 5 ans d’ancienneté au 1er janvier 1881). En 1880, la loi avait supprimé les obédiences. Mère Sainte Aloysia, très clairvoyante, recommande aux Sœurs de passer le Brevet, aux Supérieures d’être très respectueuses des autorités académiques mais aussi très fermes sur leurs droits et très prudentes dans leurs déclarations. Elle conseille aussi aux Ecoles de s’abonner à des Revues pédagogiques. Ce fut aussi la loi Brisson qui prélevait un fort impôt sur les biens des sociétés religieuses au prétexte qu’elles devaient être riches. En 1882, la loi oblige les parents à signer une déclaration sur leur choix d’une école congréganiste et de plus le catéchisme est interdit pendant le temps scolaire. Il faut innover !!

      Ailleurs, il en est autrement. En 1885, le Grand Hôpital de Singapour est confié aux Sœurs par le Gouvernement anglais.

      En octobre 1888, c’est le voyage à Rome pour y recevoir les Constitutions définitivement approuvées. En 1889, pour le Chapitre Général, les déléguées sont élues par les Communautés. A ce Chapitre se pose la question du versement des excédents à l’Economat Général. Régulièrement des Sœurs continuent à partir en groupe en Malaisie et au Japon.

      13 juin 1895 : Consécration de la Chapelle de la Maison-Mère sous le nom de Notre-Dame de Toute Grâce.

      Au Chapitre de 1901, Mère Saint Aloysia refuse une nouvelle élection. Elle a 86 ans. Elle reste à la Maison de Paris où elle mourra le 22 mars 1909.

Citer ce document

“Mère Saint Aloysia MILLET (1815-1909),” Archives des Sœurs de l'Enfant Jésus-Nicolas Barré, consulté le 15 décembre 2019, http://archives-ejnb.org/items/show/54.

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