Mère François De Sales DE FAUDOAS (1799-1877)

Informations biographiques

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  • Titre : Mère François De Sales DE FAUDOAS (1799-1877)
    • Description :

      Gabrielle Angélique Philippine (dite Lucile) de Faudoas est née à Aurignac (Haute-Garonne) le 25 février 1799. Mise en pension aux Feuillants en 1812, sa mère l’en retira au bout de 2 ans parce que l’enfant avait parlé de se consacrer à Dieu. Elle entra au Noviciat le 23 octobre 1819, prit l’habit le 20 avril 1820 et fit profession le 24 avril 1821 sous le nom de Sœur Saint François De Sales.

      D’abord à l’école de Saint-Etienne-du-Mont à Paris, puis à Langres pour 3 mois, elle revint à l’école qu’elle venait de quitter pour la diriger. En 1824, elle est nommée Supérieure à Louhans.

      En 1834, elle est élue Assistante et Econome Générale et le 9 septembre 1837, 14e Supérieure Générale de l’Institut, réélue tous les 3 ans pendant 40 ans.

      Beaucoup de fondations lui sont dues. Même si elle doit fermer la Maison d’Orange en 1841, elle fonde Vesoul (1839), Bailleul (1841), Pontarlier (1843), fait revivre Gensac (1843) et Saint-Antonin en 1849.

      En 1851, M. Beurel, Missionnaire à Singapour, délégué de Mgr Boucho vient demander des Sœurs pour la Malaisie. Mère de Faudoas hésite beaucoup. Pourtant le 17 novembre 1851 à Anvers 4 Sœurs sont envoyées (la Supérieure meurt en route, une Sœur quitte l’Institut). Très vite d’autres Sœurs sont envoyées. En peu d’années, l’Institut est à Penang, Singapour, Malacca, puis à Yokohama, Tokyo et enfin Bangkok.

      En 1852, rétablissement de Chalon (1853), Armentières (1854), Orthez (1855), Lille (pensionnat transféré en 1872 à La Madeleine), Chaumont (1858). En 1860, c’est la fondation de Barcelone, sur les instances de la Famille d’Argila, réfugiée en France pendant la Guerre civile (1835-1841), puis Monaco (1862) et Marseille (1864).

      En 1863, l’évêque de Saragosse refusa l’installation des Sœurs parce que l’Institut n’était pas approuvé par le Saint-Siège. Mère de Faudoas entreprit des démarches en ce sens. Elle commença par consulter toutes les Supérieures qui l’approuvèrent. Mais les difficultés vinrent des avis opposés des évêques de Paris et du Nonce. Tous les évêques des diocèses où étaient les Sœurs donnèrent leur approbation et le 21 novembre 1866 arrivait enfin le Bref Apostolique approuvant définitivement l’Institut. Ceci entraînait le remaniement des Constitutions.

      Pendant ce temps d’autres fondations : Cassel (1867) Montdidier (1868) Pau (1875). La guerre de 1870, l’obligea à se réfugier à Toulouse avec le Noviciat. La Maison-Mère servit « d’ambulance » (hôpital).

      Le 29 juin 1872 les Constitutions sont approuvées, et le 3 décembre, les premiers vœux perpétuels sont émis par les supérieures présentes au chapitre à Paris. En 1876, sentant ses forces faiblir, Mère de Faudoas profita d’un départ de Missionnaires pour réunir à Marseille toutes les Supérieures du Midi, puis à Liesse toutes celles du Nord. Elle mourut le 27 août 1877.

      • Référence bibliographique : GRÈZES de (Henri), Vie du révérend père Barré, Bar-le-Duc, Œuvre de Saint-Paul, [1892], p. 285-518.

Citer ce document

“Mère François De Sales DE FAUDOAS (1799-1877),” Archives des Sœurs de l'Enfant Jésus-Nicolas Barré, consulté le 25 janvier 2020, https://archives-ejnb.org/items/show/53.

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