Premières actions

Bilan des activités de la province du Japon

Bilan de la mission des Soeurs de l'EJNB au Japon en 1900 (archives des Soeurs de l'EJNB, 4 M 1-5) 

En suivant l’esprit du père Barré, les premières Sœurs du Japon se consacrent à l’action envers les plus défavorisés et au salut des âmes par le biais de l’évangélisation. Elles s’installent d’abord sur leur lieu d’arrivée, Yokohama, dans le quartier de Yamate, aussi appelé le Bluff. Leur maison est surnommée Jinjido, la « maison de la Miséricorde ». Des soins aux orphelins et enfants abandonnés y sont prodigués. En 1876, ce sont 350 enfants et 80 nourrissons qui y sont accueillis, auxquels il faut ajouter 250 enfants placés en nourrice faute d’espace pour les loger.

Face au succès de leur œuvre, les actions des Sœurs s’étendent et se diversifient. La congrégation étant vouée à l’éducation des enfants, des écoles sont ouvertes à Yokohama, puis à Tokyo (aussi appelé Edo), où une communauté est ouverte dès 1875. La Saint Maur School, pour l’éducation des enfants étrangers, et la Sumire Jogakuin, destinée aux enfants défavorisés, sont ouvertes à Yokohama. Tokyo connaît la fondation d’une école pour enfants étrangers, d’un cours de langues pour adultes, et d’un orphelinat.

En parallèle, les religieuses sont présentes dans les hôpitaux publics. Elles visitent les malades et leur apportent des soins. Elles visitent également les malades à domicile. À Tokyo, les personnes âgées abandonnées sont accueillies et soignées gratuitement.

Prospectus publicitaire pour le pensionnat de jeunes filles de Tokyo

Prospectus publicitaire pour le pensionnat de jeunes filles de Tokyo ([1898], archives des Soeurs de l'EJNB, 4 M 7-1)

Soeur Marguerite Yamagami

Photographie de Soeur Marguerite Yamagami (ou Yamakami) accompagnant sa notice nécrologique dans le Bulletin des MEP(1939, archives des Soeurs de l'EJNB, 4 M 5-1)

Des actions d’évangélisation sont également entreprises par les Sœurs. Le nombre de baptisés augmente, et les vocations religieuses se multiplient. De jeunes Japonaises rejoignent ainsi la communauté. Parmi elles, la figure de  Marguerite Yamagami est particulièrement marquante. Baptisée à 15 ans, Kaku Yamagami rejoint les Sœurs de l’EJNB à l’âge de 28 ans, et devient Sœur Marguerite. Elle œuvre aux côtés de Mère Sainte Mathilde Raclot dans les hôpitaux, les orphelinats et les écoles dont la congrégation est en charge, ainsi qu’auprès de toute personne dans le besoin. Celle que l’on surnomme « la Mère des pauvres et des orphelins »  reçoit les honneurs de la ville Yokohama peu avant sa mort, en 1939. Elle est alors l’auteur de 5678 baptêmes.